Jules Labatut ✧ Design graphique
Vêtements — 2020
Vêtements : usages, société... est un projet éditorial qui met en page un corpus d’articles abordant par le prisme du vêtement, ses différentes implications politiques et sociétales.
L'édition propose la réactualisation de la portée symbolique picturale du gris chromatique ou « gris phénix ». En sémiologie, cette couleur symbolise la renaissance. Sa réactualisation se manifeste par un traitement graphiques des images illustrant les problématiques liée au vêtement : body positive, free the nipple movement, port du voile, question de genre, etc.
Ignorant TTT — 2020
Cette identité visuelle vise à défendre une cause, celle du tatouage naïf/tatouage ignorant. Mouvement ayant émergé au cours de ces dernières années, il s’est développé au cœur des scènes underground et des réseaux sociaux. Son esthétique et sa prolifération est en grande partie due à la démocratisation des machines à tatouer (sans fils). Libérant le contexte et la localisation du tatouage (shop) et son accessibilité (coût). Tout le monde peut désormais tatouer n’importe qui (ami•e, connaissance, inconnu•e), n’importe où (sous-terrains, église abandonnée, etc.).
Il me tenait à cœur de défendre un tatouage iconoclaste, ouvert à tous ; défendre une pratique détachée des normes esthétiques, techniques et formelles du tatouage traditionnel. L’identité emprunte et utilise une iconographie irrévérencieuse et naïve  (dessins d’enfants, gribouillis, maladresses visuelles, etc.). renvoyant à l’inexpérience des nouveaux tatoueurs.
Alt-right (unfinished) — 2021
Ce projet a débuté avec l’envie de créer un objet utile, un design répondant à un problème sociétal. Ce problème, c’est l’évolution et la mutation rapide des signes et leurs contextes entraînant de multiples complications.
C’est pour cette raison que je me suis dirigé vers les signes et symboles racistes. En effet, nous sommes de plus en plus propice à en utiliser sans pour autant en avoir conscience.   Pour ce projet, je me suis appuyé sur le travail de Ruben Pater avec Drone Survival Guide où il conjugue travail journalistique et réponse graphique. La plus grande difficulté dans ce projet ça à été le travail recherche, de documenation et de sourçage. Le fond sert la forme de l’objet en se développant comme un objet de terrain : petit format, couverture en carton, protection plastique, etc.
Comédie de Caen — 2021
L’objectif de ce projet d’identité visuelle pour le Centre Dramatique National de Normandie : La Comédie de Caen vise à ancrer visuellement et graphiquement auprès du grand public ses deux différents sites : le Théâtre d’Hérouville et le Théâtre des Cordes.
Pour cela, l’identité visuelle procède à un clivage et contraste coloré. Ce marquage coloré s’additionne aux signes géométriques, extraction architecturale des deux bâtiments, par vues satellites. Ces formes architecturales officient comme marqueurs visuels (1 symbole = 1 lieu). L’objectif de l’identité est de progressivement effacer les noms des deux sites pour laisser les formes les remplacer au fil des saisons dans l’imaginaire collectif.  Le traitement graphique fait écho à l’architecture géométrique ciselée des deux sites. Elle permet d’établir une grille modulaire déclinable et adaptative aux besoins des supports versatiles de l’institution culturelle.
Helvetica Typotekt — 2021
Le concept et terme « Typotekt », contraction des mots « typographe » et « architecte », a été créé par Piet Zwart en 1923 suite à sa rencontre avec El Lissitzky et Kurt Schwitters. La porosité entre les deux domaines, notamment terminologique : construction d’une lettre, ligne de sol/hauteur d’x, etc. m’a amené à penser des « glyphes architecturaux » (traverses, fondations, ponts, etc.) Ces glyphes se manifestent par la création d’une version augmentée de la Helvetica de Max Miedinger. Celle-ci empruntant à l’esthétique technique issues des plans de coupe et autres élévations architecturales.